De Claude
François à
Louis Armstrong, le chemin
qui menait à la musique noire était
déjà tracé pour JP Kinzaki, ce
Toulousain pur souche qui découvre la musique sur son Teppaz.Il commence la guitare vers 12 ans influencé par la pop 70 et le blues. Son idole s’appelle Jimmy Hendrix, sa meilleure amie est une guitare électrique (mais c’est pas la seule !)
73 : Premier groupe « Iconoclaste »
76 : Quitte l’école pour la musique, il joue dans les restaurants toulousains.
77 : Intermède paysan près de Perpignan
78 : Monte à Paris, joue dans le métro et les terrasses de café, mais ça manque un peu de scène.

83 : Voyage en Afrique, cap sur Bangui en Centrafrique, sans un rond bien sûr. Là-bas il intègre l’orchestre « Canon Star » et participe comme tous les autres musiciens aux concerts des groupes « musiki » et « makembe »
84 : Voyage à Brazaville au Congo. Rencontre avec Youlou Mabiala, le fils spirituel du grand Maître Franco (« Kamikaze »). En quelques mois il découvre la rigueur et l’exigence des grands orchestres de Rumba dans la tradition des « OK JAZZ » ou « Africa International ».
De retour en France JP Kinzaki puise son inspiration dans la Rumba et le Soukouss. C’est donc à Paris qu’il rencontre Pablo Lubadika, bassiste-choc de la génération Soukouss. Grâce à lui il fera le chemin nécessaire qui mène du temps fort aux syncopes. Le Toulousain devient progressivement un Africain à Paris.

En 91 il joue de sa guitare rythmique avec Diblo Dibala et le groupe Matchacha.
Le style musical de JP Kinzaki prend alors douze ans d’âge dans les turpitudes des concerts du groupe à travers le monde et sous la férule du grand Diblo. C’est donc une fois à maturation, que notre guitariste se lance dans de nouvelles aventures musicales comme on débouche un bon millésime dont le bouquet distille ses fragrances dès la prise de nez.
Un autre Cyrano de la musique lui propose alors un chemin dérouté vers une péninsule improbable dont JP semble aussi en connaître instinctivement le trajet.
Commence alors un voyage polyethnique déboussolé avec un certain Tonton Didou, et c’est certainement la rencontre la plus monstrueuse de sa carrière.
Ecoutez donc MATOU, et vous saurez tout.
Signé: Binggomm biographe autodidacte chez "label beat"
La Biographie
de JP Kinzaki