Tout commença très tôt puisque dans ma période « intra utérine » j'entendais déjà mon père parler de son 350 DKV qui roulait a 160 km/h en 1950 et peu de temps plus loin (six ans a peine) je me retrouvai serrant de toute mes forces la taille d'un de ses amis qui dégommait sur un 500 Suzuki trois cylindres 2 temps.
Ma première fois en ligne droite : j'ai l'impression que les roues ne touchent plus le sol, la pression est intense, je n'avais jamais ressenti le vent comme ça, j'essaie de me pencher pour avoir une vision moins limitée, je veux anticiper la route, mais au lieu de ça, la pression du vent est telle que mon casque (trop grand donc) prend un vent et se déchausse brusquement, c'est encore mon nez qu'il le retient, aidé par un léger coup de frein du pilote (attentif à son jeune passager), le casque se renfonce aussi sec, la pression descend, les graves déboulent, les médiums s'épaississent, j'arrive maintenant à distinguer un peu du paysage mais de toute façon pendant un moment je n'avais pas besoin de voir !
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