C’est l’histoire d’un p'tit mec bien
habillé
Toi tu es gestionnaire
Et moi je suis né en Africa
Il rêvait de se siffler la mer à boire
De réunions en réunions il finit par abandonner
l’idée
Et avec beaucoup de liberté
Il décida de cesser les pourparlers
« Je vais cesser définitivement les pourparlers
»
Il commença par danser
Simplement en s’abandonnant
Toi tu es gestionnaire
Et moi je suis né en Africa
Commencez par aimer
Surtout ne jamais cesser
Cessons les pourparlers
Commençons par nous aimer
Ne t’en mets pas trop plein la panse
Et penses à tout ce que tu peux faire si tu danses
Toi tu es gestionnaire
Et moi je suis né en Africa
La petite histoire des Pourparlers
Un Africain bien enraciné dans sa terre ancestrale
s’est vu proposer un marché.
Un jour un petit blanc bien délayé dans le jeune
melting pot états-uniens, admirait la chaise que venait de
fabriquer l’Africain. L’Américain
l’acheta un très bon prix du point de vue de
l’Africain.
De retour sur l’autre continent, le blanc
s’étonne du succès de l’objet
en bois auprès de ses visiteurs, pas forcément
tous des amis d’ailleurs, le prix faisant partie du
succès. Alors tout naturellement et fidèle
à sa tradition purement écrite sur ces cahiers
d’écoliers, le petit homme décide de
revendre la chaise. Il en tire le meilleur prix de son point de vue, et
pense immédiatement à renouveler cette
démarche dans son entourage et au-delà. Cela
devient son rêve afro-américain.
Il repart sur l’autre continent, celui où tout a
commencé, et visite de nouveau son « ami
» l’Africain. Celui-ci
s’étonne de sa présence, car il voit
rarement deux fois le même homme sauf ci celui-ci
fait déjà partie de son environnement, mais bon
il est là, son regard est déterminé
même l’air d’ici lui semble difficile
à respirer, et sa peau si délicate à
sucer du point de vue des moustiques.
Alors entre deux entailles dans le bois, l’Africain
écoute le jeune blanc qu’il commence à
aimer pour l’effort de sa présence.
L’Américain désire beaucoup plus de
chaises, mais il désire un meilleur prix parce
qu’il en commande beaucoup et donne même une date
de livraison.
Il peut aussi payer aujourd’hui une partie d’avance
qui couvrirait le prix de bois. L’Africain n’est
plus du tout d’accord. Il ne sait pas quand il pourrait finir
cette commande, il n’estime pas le prix de la chaise plus bas
car fabriquer autant de chaise en bois lui paraît très
très ennuyeux. Il n’aura plus le temps de faire
une chaise différente à chaque fois car le rythme
de fabrication sera bien trop rapide, il devra couper beaucoup
d’arbres autour de lui. L'argent même
ne saurait les faire repousser assez vite, alors les autres n’en
auraient plus, peut-être seraient-ils jaloux ou tout
simplement dans la misère faute de matière
première. Ca devrait donc être plus
cher, et quand bien même cela le serait, cela provoquerait des
choses très compliquées chez les esprits...